Tableaux vivants

Lorsque nous prenons des photographies lors de nos activités, nous nous contentons de croquer sur le vif une action qui se déroule tout naturellement devant nos yeux.  Suite à l'événement, nous constatons souvent que certaines de nos photos nous rappellent des images du passés, que ce soit des gravures, des enluminures, des tableaux ou encore des photographies.  Dans cette chronique, nous nous amusons à vous présenter des parallèles entre des oeuvres du passés et nos propres photographies.  Certains nous ont dit que nous étions de véritables  "tableaux vivants" ; cette chronique leur donne raison !

L'observateur

De rares photographies couleurs nous sont parvenues de la Première Guerre mondiale.  Ces trésors nous permettent de redécouvrir cette partie de notre histoire sous un aspect plus...coloré !   Le parallèle est plus évident à faire entre nos photographies modernes et celles prises à cette époque.   Voici deux "observateurs" : celui de gauche a été photographié à Newville, en 2007 ; celui de droite a été saisi le 16 juin 1917, au Bois d' Hirtzbach (Haut-Rhin en France). 

1914-fr.png

Référence : photo de droite, site de genealogie.com

Noter que la photo de gauche a été revirée horizontalement afin de mettre en valeur la ressemblance de la pose des deux hommes.

On reconnaît le bleu "horizon" de leur uniforme, la courbe si particulière du casque, les bandes entourant les mollets, protégeant ainsi les jambes et les bottes, la couture droite de la manche, la forme du col... Si le premier a tout son équipement, alors que le second s'en est libéré, on remarque une silhouette similaire : une pose confortable avec genou replié, regard au loin, avec une certaine tension dans le haut du corps.  Le cou, le dos, les épaules et les bras semblent soutenir toute la concentration de l'observateur.  Tout leur corps est aux aguets, projeté vers l'avant, dans l'attente d'une manoeuvre rapide. L'arrière plan est semblable : les lignes droites et les courbes des poteaux et des sacs créent une répétition de formes géométriques dont se dégage étrangement une certaine impression de chaos.  Une même intensité se dégage des deux photographies, qui nous poussent à vouloir apercevoir l'horizon qu'ils scrutent. 

Audrée Breton, pour la SHIM

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