Raoul Chevalier

Raoul Chevalier

Persona du groupe La Grande guerre, France (1917), interprété par Michel Grenier.

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Raoul Chevalier s’occupait d’une boulangerie avec son père dans la ville de St-Brieuc avant la mobilisation du 2 août 1914. C’est alors avec empressement qu’il se présente à la caserne Charner pour faire son devoir. En effet, il ne peut laisser l’ennemi piétiner sa patrie sans faire quelque chose.

Après avoir fait ses classes, et passer par un dépôt pour recevoir tout son barda, il se retrouve rapidement sur le front avec le 71ème Régiment d’Infanterie (71e RI). C’est là qu’il découvre un autre monde, car la vie de tranchée est loin de celle qu’il était habitué à vivre à la maison. Le manque de sommeil, le bruit, les attaques incessantes ne sont qu’une partie de ce qu’il doit vivre quotidiennement. Par contre, il y découvre aussi une camaraderie qu’il n’aurait probablement pas connu dans son petit coin natal, car il peut compter sur ses camarades d’escouade pour lui remonter le moral ou pour lui donner un coup de main quand c’est nécessaire.

Ses tranchées sont sa nouvelle demeure, elle les protège, lui sert de ruelle (que nous appelons boyau), pour se promener d’un poste à un autre, pour aller chercher notre nourriture ou tout simplement pour aller vers les lignes arrières pour se reposer quelques jours ou pour aller se réapprovisionner. Il n’y a pas vraiment de périodes de repos à l’arrière comme tel car pour leur éviter l’ennui, ils faisaient beaucoup d’exercices, des revues d’uniformes, des armes et du paquetage avec un souci du détail qui est dérisoire.

Pour en revenir aux tranchées, il faut utiliser le système D au début pour s’organiser et utiliser ce que l’on trouve un peu partout. Il faut attendre les derniers jours de 1915 pour qu’un manuel sur les travaux de tranchées soit distribué à toutes les armes et ainsi faciliter la construction de celle-ci. À chaque soir, à la tombée de la nuit, des Hommes-Soupes effectuent la corvée de ravitaillement. En tant qu’ancien boulanger, il a été nommé à ce poste et il parcourt les trois ou quatre kilomètres en retrait du front pour rallier les cuisines roulantes. Il ramène de la nourriture, mais aussi du jus (café) et du pinard (vin) ce qui est fort apprécier par les copains. En effet, un quart de jus ou de pinard fait tout oublier subitement, la fatigue, même la guerre. Il arrive à l’occasion, par nuit ténébreuse, qu'il cherche les cuisiniers et que les cuisiniers cherchent les hommes-soupes…..le résultat de cette partie de cache-cache fait qu'il n’arrive qu’au petit jour, plus trempé de pluie et de sueurs que la maigre soupe qu'il transporte.

Durant le jour, il se divertit du mieux qu’il peut en jouant aux cartes et en prenant un peu de pinard avec ses copains. Malgré tous ses petits inconvénients, il est extrêmement fier de servir sa patrie, de porter son uniforme bleu horizon et de faire en sorte de mener la France à la victoire contre l’envahisseur.

Michel Grenier

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