Chère Henriette

Henriette Coulombe

Persona du groupe Habitants du Bas-Canada, personnifiée par Evelyne Bouchard.

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Malgré le fait qu’on puisse dire que je suis une reconstitutrice d’expérience, je n’ai malheureusement pas eut le temps de développer ce personnage. Henriette est «née» en même temps que la fondation du groupe affilié des années 1830 à la fin de 2004. La base avait été établie comme suit: Henriette est la fille et l’épouse d’un notaire. Son père ayant donné son étude à son mari François-Xavier L’Espérance lors de leur mariage. Ils ont eut deux enfants : Julie et Philomène.  Lors des activités je m’occupais des repas, autant de leur service que de leur préparation ainsi que tout ce qui avait un lien avec les tâches domestiques.

Puis avec la venue progressive des nouveaux membres entre 2006 et 2009, les tâches entourant les repas prirent de moins en moins de place dans mes activités. En fait, même si ce type de tâche m’attirait toujours, j’ai préféré m’en retirer afin de laisser la place à une nouvelle qui aimait particulièrement la cuisine. Avec la venue de nouveaux membres, nous avons aussi changé le contexte du groupe suite à leur proposition. Ainsi, je n’étais plus la maitresse de maison, mais une invitée.

Ce changement apporta un flou dans l’évolution de ma persona. Je devais donc me trouver une nouvelle place en quelque sorte. Ce changement de contexte était important afin de combiner au mieux les aptitudes et envies de tous les membres. Je trouvais qu’il était mieux de prioriser les autres avant mon propre confort. Ainsi, je dû faire des recherches plus approfondies afin de me réorienter. On me proposa de faire une bourgeoise avec un costume très élaboré. L’idée était attirante, mais comme je faisais déjà un type de personnage de la haute société en 1750, je n’étais pas convaincue de vouloir faire un doublon d’interprétation.

Lors de mes recherches, j’ai pu découvrir que le contexte féminin en 1750 et en 1830 est très différent. L’aristocrate du 18e ayant une interaction avec les hommes plus affirmée, plus vaste; cela ne choquait personne qu’une femme s’intéresse aux sciences ou à la politique. Tandis que dans les années 1830, on considère plutôt que la bourgeoise ne s’accomplit vraiment que dans la maternité et via la vie domestique. Ce qui est très loin de moi! J’ai donc tenté d’apporter progressivement une attitude plus effacée, moins cultivée, moins extravertie que ma persona 18e. C’était difficile, surtout avec mon mari qui lui aussi se devait de travailler une attitude plus assumée, plus patriarcale.

Je ne considère pas avoir réussi à véritablement créer Henriette Coulombe. Elle sommeille encore quelque part…Elle finira bien par se faire voir au grand jour si j’ai l’occasion de refaire de la reconstitution des années 1830 plus assidument un jour! Néanmoins vous avez ici le témoignage de la complexité de créer sa persona et que cela n’est pas toujours facile, même si on a réussi dans une autre époque! C’est pourquoi je dirais aux candidats (et même aux membres qui en font depuis quelques années) de ne pas s’inquiéter si ça prend du temps avant de trouver son «alias» d’une autre époque. Il faut se donner le temps et ne pas se décourager!

Evelyne Bouchard

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