Mise au jeu !

  • Par lashim
  • Le 2013-04-24 07:00:00
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"Mise au jeu"

Dans la SHIM, la mise au jeu marque le moment en début d'événement, où chaque participant doit commencer à « respecter le contexte », à « parler en contexte » et à jouer sa « persona ».  Un peu comme dans la mise au jeu dans le sport, c’est le signal indiquant le début du jeu.  Cependant, contrairement à une mise au jeu sportive, la mise au jeu en reconstitution est complexe à réaliser et abstraite.

En effet, il faut comptabiliser tous les efforts qui devront être fournis par les joueurs.  Il faut que ces derniers oublient qui ils sont (un individu résolument moderne), puis où ils se trouvent (un site historique, un champ de blé d’inde, un boisé sur le bord de l’autoroute, etc.) et tout ce qui concerne le monde moderne (les communications, les transports, les bruits, les guides, les panneaux d’expositions, etc.). Ils se concentrent pour faire revivre une autre époque (la Suisse en 1476, le Canada en 1750, la France en 1917, etc.), ainsi que le contexte qu’ils désirent recréer (un campement militaire, une maisonnée, une tranchée, etc.)  Ils  doivent faire apparaître les habitudes, les opinions et les goûts de leur identité historique ou « persona ». Tout cela ne peut être fait simplement en criant « ciseaux » ou encore « mise au jeu »….

Au début de la SHIM, lorsque les personas et le contexte étaient moins développés, il suffisait que la personne responsable dise «  on entre en contexte maintenant » et tous pouvaient plus ou moins rapidement jouer leur rôle… Mais avec le temps, les contextes se sont complexifiés et les personas sont devenus plus complets….Il est alors devenu impossible de lancer le jeu  en seulement un instant !   Que faire alors ?

Il a fallu plusieurs années d’essais et d’erreurs pour découvrir la recette magique pouvant favoriser une mise au jeu efficace.  Plusieurs questions ont été abordées pour élucider cet épineux problème … Qu’est-ce qui favorise l’apparition de la persona ?  Et qu’est-ce qui fait que le contexte prend forme ?  Est-ce plutôt les vêtements, les échanges, les sons, les goûts, les actions ?  Est-ce pareil pour tous les participants, les vétérans comme les nouveaux ? Et pour tous les contextes ?

Puis, un jour, nous avons réalisé que pour que la mise au jeu se fasse tout naturellement, sans retour en arrière ni hésitation, sans bousculer les nouveaux ni ennuyer les anciens, il fallait simplement commencer à neuf.  Il fallait que nous puissions tous en même temps disparaître et réapparaître à la bonne époque, dans le bon contexte, entourés de nos collègues jouant déjà leur persona… Comment faire un tel tour de force ?  Comme cela semblait difficile, voire impossible ! 

 

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Les derniers préparatifs d'installation en soirée avant que tous aillent se coucher...

Pour certains de nos groupes, qui ont la chance d'occuper un bâtiment*, la réponse était bien simple : il suffisait de perdre connaissance tous en même temps…. C’est-à-dire qu’il fallait simplement se coucher un bon soir du 21e siècle, pour se réveiller le lendemain matin à une toute autre époque. Ainsi, il fut décidé que la mise au jeu aurait lieu toute seule durant la nuit.  Chacun, au réveil, devait commencer sa journée telle que l’aurait fait sa persona.  Tout ce qui favorise la naissance de l’identité historique et du contexte était alors simplement additionné : d’abord on oublie tout de notre vie moderne en s’endormant.  Puis on se réveil dans un décor nouveau, non plus un site historique. Ensuite on se lave, s’habille et se coiffe pour enfin débuter ses tâches routinières. De cette manière, nos personas prenaient doucement naissance au fur et à mesure que la matinée avançait, en commençant par les éléments les plus simples (la prise de conscience) en allant vers les éléments plus concret ( les sons, les odeurs, les vêtements) pour terminer avec les éléments les plus complexes (les actions et les échanges).  Une bonne nuit de sommeil permettait à tous, progressivement et sans efforts, d’entrer dans le jeu.  Comme quoi la nuit porte vraiment conseil !

mise-au-jeu-2.jpg

Les yeux encore bouffis de la nuit passée...

* Note, lorsque qu'une nuitée en début d'évènement n'est pas possible, la personne responsable dit simplement « on entre en contexte maintenant » et le reste suit. Mais cette façon de faire n'a pas le même effet «magique»...

Et comment met-on fin au contexte ?  À lire, dans un prochain billet !

Audrée Breton, pour la SHIM

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