Plus que du "blabla" !

« Parler contexte » : tout un défi !

Une fois que nous savons quel est le contexte de l’activité et qui est notre persona , il ne reste plus qu’une seule étape importante à franchir : réussir à  « parler contexte ».  Il s’agit d’échanger avec les autres membres en respectant le contexte et notre persona. C’est l’étape la plus difficile et celle qui demande le plus de pratique.

Dès la fondation de la SHIM, il était évident que nous ne parlerions pas de notre travail, de nos REER ou encore de notre nouveau patio lors de nos événements. Et même si nous sommes des passionnés d’histoire,  il ne semblait pas mieux d’aborder nos dernières lectures, nos recherches historiques ou encore nos meilleurs fournisseurs du réseau Internet.

Il fallait trouver le moyen de parler tout comme les gens que nous essayions de recréer.  Tout un défi !   Comment être réaliste tout en recréant le mieux possible les conversations d’une autre époque ?  Il fallut alors débattre et trancher au sujet de nombreuses questions épineuses...

Que faire si nous représentons des personnes d’une autre culture ?   Nos Russes devaient-ils apprendre à parler couramment le russe?  En dehors de la difficulté d’une telle exigence, n’auraient-ils pas alors un drôle d’accent ?  Et le russe moderne qu’ils auraient appris à grands efforts, serait-il vraiment représentatif du russe parlé en 1944 ? Et que penser des différents accents russes, selon le patelin d’origine de nos chers soldats ? Serait-ce bien naturel que nos soldats cherchent leurs mots et aient de la difficulté à se comprendre rapidement ?

russes-2.png Nos soldats russes semblent bien se comprendre.... (Montréal, 2007)

 Et même si la culture que l’on recrée utilisait la langue française, était-ce les mêmes prononciations, les mêmes expressions et les mêmes structures de phrases ?  Comment établir l’équilibre entre l’authenticité de la langue et notre capacité à la reproduire ?

Et la problématique ne s’arrête pas à la langue elle-même, mais elle touche aussi les sujets abordés lors de nos conversations.  Quels étaient les sujets pouvant être abordés? Quelles étaient les connaissances d’un simple soldat, d’une habitante ou d’une dame de qualité ?  Pouvaient-ils parler de politique internationale, réciter toutes les ordonnances émises par le roi ou discuter des mouvements de troupes lors de grandes batailles ?  Que connaissaient-ils vraiment de l’actualité, même locale ?

l-art-de-la-conversation.png

Monsieur et Madame savent choisir leurs sujets de conversation. (Forteresse de Louisbourg, 2011)

Qu’est-ce qui prime, le vocabulaire et l’accent ou les sujets et les thèmes conversés?

Après bien des années d’essais et d’erreurs, nous avons développé quelques pistes de solutions et une approche unique… à suivre dans un prochain billet !


 Audrée Breton, pour la SHIM

Commentaires (1)

1. Henry Boucher 2012-10-31 11:43:39

C' est un sujet plus difficile qu'il n'y parait . Je me souviens de notre rencontre à Louisbourg ou je n'étais pas préparé à " parler contexte " et j' ai improvisé du mieux possible . Par contre , le vocabulaire et la prononciation d'époque m'intéressent grandement . http://livre.fnac.com/a261193/Henriette-Walter-Des-Mots-sans-culottes

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×