10 ans, 10 jours, Louisbourg, le coucher et l'hygiène

En octobre dernier, la revue Afaktor a publié un article sur le projet «10 ans, 10 jours, Louisbourg» (lire le billet sur l'article).  Vous pouvez voir les photos de cet événement qui a eu lieu en juillet 2011 sur notre page facebook ou encore voir le film fait sur ce dernier par le biais de notre site internet. 

En effet pour célébrer les 10 ans de notre groupe, nous avons fait 10 jours consécutifs, 24h sur 24, de la reconstitution de la vie en 1750.  Nous vous présentons aujourd'hui, et tout au courant de l'été, le contenu traduit en français de cet article.   Bonne lecture !

Le défi

10 ans – 10 jours – Louisbourg

par Evelyne Bouchard, Société d’histoire In Memoriam

Partie III

Le coucher

Une des chambres était pour les maîtres, la seconde pour Sœur St-Antoine et la servante. Les hommes eux dormaient par terre dans la cuisine. Chacun avait une paillasse et des couvertures de laine, selon son niveau social. On se mettait au lit la nuit venue, une fois les tâches et nos toilettes terminées. Il devait être entre 21 et 22 heures. Le matin on se réveillait vers 8 ou 9 heures, avec le bruit de la ville qui s’éveillait elle aussi. Pour tout calcul du temps, de jour comme de nuit, la cloche de l’horloge du bastion royal sonnait les heures et les demies-heures…

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Le lit de Monsieur et Madame

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Le coucher et la toilettes des hommes se font dans l'espace commun.

 

L’hygiène

Dans le projet, pas question de prendre une douche ou un bain moderne! De toute façon nous n’y avions pas accès…Ainsi les cheveux furent entretenus à la poudre, les dents nettoyées avec un linge enduit de poudre à dents et le corps lavé lors d’une toilette sèche d’eau parfumée et de savonnette pour les maîtres; d’eau crue et de savon du pays pour les autres. Ce point était certainement celui qui nous inquiétait le plus. Passer dix jours à s’entretenir comme au 18e siècle, quel résultera cela allait-il donner au bout de 6 ou 8 jours? Finalement, nous ne nous sentions ni plus ni moins sales que si nous avions utilisé les techniques des années 2000! Ce fût un des points forts de l’expérience. Nous pouvons en arriver à la conclusion qu’au 18e siècle la propreté est simplement une question de techniques différentes avec les années 2000.

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Madame se lave les cheveux avec un «shampoing sec » du 18e siècle.

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État des cheveux après 10 jours.

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Madame se lave les dents avec de la poudre à dent.

 

À suivre : la semaine prochaine : les vêtements et leur entretien

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