Du cheval à l'avion : étude des transports au 21e siècle

Note importante : Voici une chronique satyrique qui présente notre époque, c'est-à-dire la fin du 20e siècle et le début du 21e siècle, comme si nous étions en 2212.  Redécouvrez votre quotidien vue par nos lointains descendants. En effet, cette chronique vise à présenter une époque - la nôtre - de la même manière que certains historiens, journalistes, chroniqueurs, romanciers, guides, interprètes et amateurs présentent celle de nos ancêtres...Comme vous êtes tous de très grands spécialistes des années 2000, vous aurez donc le recul nécessaire pour juger de l'effet ainsi obtenu.

 

 

La population du 20e siècle connu  l’apparition des premiers véhicules à moteur à explosion, marquant ainsi le début des voyages à des vitesses supérieures à 40 km / heure.   En effet, il devint alors possible de circuler à bord d’automobiles et d'avion propulsés à l'essence pouvant atteindre plusieurs centaines de kilomètres par heure. Ces moyens de transport, quoiques bien plus performant que ceux du 19e siècle, qui ne dépassaient alors pas les 40 km /h, avaient néanmoins de nombreux inconvénients. 

Malgré une forte diminution de la durée des voyages, il fallait tout de même plus de 3h (5h en cas d’intempéries) pour effectuer le voyage entre les villes de Québec et de Montréal, sur les premières routes asphaltées du Québec, alors réputées forts mauvaises.   Durant ces longues heures, les passagers étaient restreints à la position assise.  Leurs mouvements étaient limités par une double sangle qui les retenait sur les sièges par les cuisses et au-devant du torse.  Les transports étaient forts risqués à cette époque.  Les statistiques révèlent que près de 30 000 personnes par année n’atteignaient jamais leur destination.  Ceux qui ne mourraient pas lors des impacts subissaient fréquemment de graves blessures qui les handicapaient à vie.

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Photographie illustrant un accident de voitures, tirée d'un journal datant du début du 21e siècle.

Un document original datant de 2004, révèle que de : «  2000 à 2004 inclusivement, 44 192 décès accidentels ont été enregistrés au Canada; 32 % d’entre eux (14 082) ont résulté d’un accident de véhicule à moteur (AVM). Or, parmi le groupe des 15 à 24 ans, les décès imputables aux accidents de ce genre (3 417) représentaient 70 % du nombre total de décès accidentels (4 895) ».[1]

 

 

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Impression d'époque expliquant le fonctionnement des ceintures de sécurité. Début du 21e siècle. BIQ.

De nombreuses améliorations furent néanmoins  apportées pour améliorer le confort et la sécurité dans les moyens de transport.  Entre autres, un émetteur radio diffusait des pièces musicales  afin de diminuer le stress des passagers et visait sûrement à diminuer l’ennui durant ces longues heures d’immobilité.  Des arrêts fréquents étaient organisés lors des déplacements afin de permettre aux passagers de faire leurs besoins naturels et de se laver, ce qui était impossible à bord.  On imagine à quel point il devait être difficile de retenir un besoin durant de longues heures et dans une immobilité presque totale.

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Photographie d'une halte routière, fin du 20e siècle. Collection archives GMQ.

À bord des avions, ces pauses santés étaient évidemment impossibles.  Les voyageurs étaient confinés à leur place durant tout le périple, sans pouvoir se laver ou se changer, partageant le même emplacement sanitaire avec des centaines de personnes.  Les maladies s’y transmettaient aisément, malgré que les autorités aient instauré une vérification obligatoire de l’état de santé des passagers avant l’embarquement.  Reste que la grande promiscuité et l’immobilité des individus entrainaient plusieurs cas répertoriés de malaises et même de décès sur les aéronefs dû à la formation de caillots dans les membres restés longtemps immobiles.  D’ailleurs, de cette promiscuité est née l’expression : « vivre dans ses valises» qui signifiait alors de «voyager dans un espace étroit, comme une valise». Des repas et des collations étaient servis à bord, souvent décrites comme fades et de qualité douteuse.  Quoique le voyage en avion soit plus sécuritaire que celui en automobile, celui-ci n’était accessible qu’au couche supérieur de la société, vu les coûts importants d’un billet.  Souvent, les voyageurs devaient économiser de long mois pour pouvoir s’offrir un tel luxe.  La plupart des individus ne pouvait s’offrir, au cours de leur vie, que quelques voyages en avion.  

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Reconstitution de sièges d'avion tels qu'ils auraient été  au début du 21e siècle.

Depuis l’arrivée de la téléportation, au début du 22e siècle, les passagers modernes ont la chance de voyager à des vitesses suffisantes pour permettre des voyages rapides, confortables et agréables.   Il nous est difficile de concevoir la difficulté de voyager au 21esiècle et nous ne pouvant que saluer  tout le courage que cela exigeait aux vaillants passagers du 21 e siècle.

Audrée Breton, pour la SHIM.



[1] http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2008003/article/10648/t/5202443-fra.htm

Commentaires (1)

1. Henry Boucher 2013-03-20 12:34:51

Ce devait tout de même être exitant de se déplacer de ville en ville en conduisant des automobiles , arrèter ou bon nous semble sans se préoccuper des stations de téléportation . Avec nos reproductions d' automobile d'époque , je suppose que nous vivons les émotions de nos grand-parents qui montaient à cheval à la fin du XX e siècle ?

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