Au temps du Cancer

Rappel : Voici une chronique satyrique qui présente notre époque, c'est-à-dire la fin du 20e siècle et le début du 21e siècle, comme si nous étions en 2212.  Redécouvrez votre quotidien vue par nos lointains descendants...En effet, cette chronique vise à présenter une époque - la nôtre - de la même manière que certains historiens, journalistes, chroniqueurs, romanciers, guides, interprètes et amateurs présentent celle de nos ancêtres...Comme vous êtes tous de très grands spécialistes des années 2000, vous aurez donc le recul nécessaire pour juger de l'effet ainsi obtenu.Dernière note : tout ce qui y est dit.... est vrai....sauf ce qui se passe dans le futur , qui est alors le fruit de mon imagination !

Au temps du cancer

La fin du 20e et le début du 21 e siècle ont été marqués par la progression des maladies de proliférations anormales des cellules, alors appelées communément «cancer».  La méconnaissance et la gestion inadéquate et primitive des premiers agents chimiques ont entrainé la plupart de ces maladies.  Entre autres, l’utilisation de matières cancérigènes dans les produits consommables (aliments, produits hygiéniques) et les produits d’utilisation courante (produits nettoyants, parfums, produits de décoration, fini des meubles, etc.) ont exposé les habitants à de fortes doses de produits nocifs. Rappelons-nous que ces produits furent entièrement pris en charge et gérés par l’ AISAP (Agence Internationale de Surveillance des Agents Pollueurs) seulement à partir de 2068, permettant alors la saine production, utilisation et recyclage des produits autorisés.

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Croquis d'une machine de «radiothérapie» datant du début du 21e siècle. Collection MCQF

Ces maladies étaient alors pour la plupart mortelles.  Les rares traitements, accessibles alors qu’aux riches, impliquaient la prise de dose massive de produits toxiques, nommée alors «chimiothérapie», dans l’espoir de détruire la cellule malade. Ou encore, on pouvait exposer le malade à une dose nocive de radiation, appelée alors  « radiothérapie ».  Il va sans dire que ces traitements barbares entraînaient des effets secondaires importants, tels que la perte de cheveux et l’affaiblissement du patient, et, la plupart du temps, son décès.  Avant les premières avancées importantes de la virothérapie oncolytique[i] en 2019, les «cancers» étaient alors la troisième cause de mortalité parmi la population adulte dans les pays à haut revenus[ii], diminuant grandement l’espérance de vie, n’étant alors que de 70 ans mondialement, soit de 20 ans de moins que la moyenne mondiale en 2212, qui est désormais de 89 ans.  Aujourd’hui, la médecine ayant grandement progressée, les maladies cancéreuses ne sont plus qu’un témoignage parmi d’autres des rudes conditions de vie qu’ont connus nos ancêtres.

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Seringue de chimiothérapie, datant de 2011. Collection MCQF



[i] http://www.irho.ca/newsroom/newsstory.asp?ID=271

[ii] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs310/fr/

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