Chronique du 21e

Voici une chronique satyrique qui présente notre époque, c'est-à-dire la fin du 20e siècle et le début du 21e siècle, comme si nous étions en 2212.  Redécouvrez votre quotidien vue par nos lointains descendants... 

En effet, cette chronique vise à présenter une époque - la nôtre - de la même manière que certains historiens, journalistes, chroniqueurs, romanciers, guides, interprètes et amateurs présentent celle de nos ancêtres...

Comme vous êtes tous de très grands spécialistes des années 2000, vous aurez donc le recul nécessaire pour juger de l'effet ainsi obtenu. 

Dernière note : tout ce qui y est dit.... est vrai....

À table dans le Québec moderne - partie 1

De 1950 au début du 21e siècle, nous observons une modification considérable des habitudes alimentaires. Tandis que durant le siècle précédent, la population se nourrissait de produits locaux et de saison, sans agent chimique, la 2e moitié du 20e siècle consommera de plus en plus de produits importés et des aliments modifiés.

L’accélération de la mécanisation des procédés de récolte va entrainer une réglementation des tailles et des types de fruits et de légumes cultivés.  Ainsi les variétés de légumes et fruits seront sélectionnés en fonction de leur grandeur et forme afin de maximiser la performance des machines opérant la récolte, le tri et le nettoyage des aliments. De même, les variétés seront choisies de manières à résister aux conditions et à la durée de transport, pouvant s’étirer de quelques jours à plusieurs semaines. 

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Photographie illustrant une récolte mécanisée, début du 21e siècle.

Par exemple, les pommes, entre autres, devaient résister à de nombreuses manipulations sans subir de dommages.  Aussi, les pommes devaient rester vertes et ne mûrir qu’après un longs laps de temps. Seules les variétés de pommes les plus dures,  les plus résistantes aux impacts et au murissement tardif étaient alors mises en culture, aux détriments de nombreuses variétés, plus nutritives et plus savoureuses.

Cette sélection a créé une diminution drastique des variétés présentes sur les marchés et les lieux de distribution.  De quelques centaines de variétés de carottes, patates, navets, concombres, tomates, etc.,  disponibles dans les marchés en 1900, on n’en retrouvera moins d’une douzaine vers les années 2000.

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Photographie illustrant l'application de produits chimiques sur les récoltes, début du 21e siècle.

Afin d’augmenter la productivité, diminuer les pertes et augmenter la grosseur des fruits et légumes, différents procédés chimiques furent mis au point. Engrais, pesticides et désherbant étaient aspergés directement sur les cultures.  Ces produits, toxique lors de l’application, demeuraient sur les aliments malgré le nettoyage à grand eau.  Ces traces de produits chimiques divers étaient déjà considérés comme potentiellement cancérigènes.  Ces produits contaminaient également les terres arables et sources d’eau avoisinantes, appauvrissant peu à peu la productivité des espaces cultivables. 

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Photographie d'un marché d'alimentation, début du 21e siècle. On aperçoit le manque de diversité offert par cet étalage.

Les fruits et légumes étaient le plus souvent consommés transformés, agrémentés sous forme de conserves en compotes, sauces et autres formes d'aliments usinés.   Ces différentes conserves et produits tranformés présentaient des taux importants de sucre et de sel, probablement afin de masquer le goût des aliments manquant de fraîcheur. Les habitants de la fin du 20e siècle et le début du 21e siècle consommaient pour la plupart des fruits et légumes moins frais, moins diversifiés et moins nutritifs  en comparaison avec les habitants du début du 20e siècle.

Audrée Breton, pour la SHIM

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