10 ans, 10 jours, Louisbourg, site et anachronismes...

  • Par lashim
  • Le 2013-07-17 07:00:01
  • Commentaires (1)

En octobre dernier, la revue Afaktor a publié un article sur le projet «10 ans, 10 jours, Louisbourg» (lire le billet sur l'article).  Vous pouvez voir les photos de cet événement qui a eu lieu en juillet 2011 sur notre page facebook ou encore voir le film fait sur ce dernier par le biais de notre site internet. 

En effet pour célébrer les 10 ans de notre groupe, nous avons fait 10 jours consécutifs, 24h sur 24, de la reconstitution de la vie en 1750.  Nous vous présentons aujourd'hui, et tout au courant de l'été, le contenu traduit en français de cet article.   Bonne lecture !

Le défi

10 ans – 10 jours – Louisbourg

par Evelyne Bouchard, Société d’histoire In Memoriam

Partie II

Le site

Nous sommes arrivés, comme de coutume, en pleine nuit. La découverte du bâtiment nous recevant se fit à la chandelle…Quelle découverte! La forteresse avait préparé pour nous un bâtiment qui était fermé au public depuis 20 ans. La maison a été nettoyée, meublée et décorée. Un grand soin avait été mis pour recréer un logis des plus chaleureux des années 1740. Tout y était, des plus grosses pièces de mobilier au plus petit détail, du vaisselier à la petite cuillère.

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Le fantastique vaisselier de madame Rodrigue....

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Vue du salon, où Madame installe ses menus effets.

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Vue de la chambre des maîtres.

Trois jours après notre arrivée, nous trouvions encore des choses dans les tiroirs ou dans le racoin d’un mur! Pour nous, cette générosité était un cadeau du ciel. Cela nous a permis de mieux vivre notre reconstitution, ayant ainsi à la portée de la main ce que nous nous privions habituellement.  Le 18e siècle était ainsi plus concret, plus réaliste. Notre intérieur se composait d’une cuisine, d’un salon, d’un portique, de deux chambres, d’une grange et d’une basse-cour. Celle-ci peuplée de quelques volailles. Au dehors de notre domicile s’étendait la ville avec sa chapelle, son quai, le bord de la mer, ses rues, son café et les autres maisons.

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La cour et ses oies...

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Vue de la grange, derrière la maison Rodrigue.

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Madame contemple les bâtiments avoisinants

Anachronismes obligés

Malheureusement, nous nous sommes contraints à quelques obligations d’hygiène moderne. En premier lieu pour la conservation de denrées très périssables comme la viande, nous n’avons pas eut le choix d’utiliser un mini réfrigérateur, puisqu’il nous était impossible d’avoir un caveau creusé dans le sol. Même chose pour les besoins naturels, nous avions une toilette moderne pour ce faire. Bien que la nuit, la noirceur nous obligeant, avec authenticité, à utiliser nos pots de chambre. Le dernier point anachronique étant l’approvisionnement en eau. Ne pouvant boire celle du puits, nous avions un robinet d’eau potable. Ces trois éléments (toilette, réfrigérateur et robinet) étaient regroupés dans une minuscule pièce à l’arrière de la maison, entre le salon et la cuisine.

Il y avait aussi quelques autres anachronismes pour lesquels pour ne pouvions rien faire non plus. Que ce soit l’autobus des employés qui arrivait le matin, les rondes de nuit du gardien, les touristes visitant la ville ou l’extincteur incendie dans le coin de l’armoire. Mais, dans un tel contexte global, ces petits détails finissent par être un mal nécessaire que nous ignorions.

À suivre la semaine prochaine : dormir et se laver en contexte, pendant 10 jours !

Commentaires (1)

1. Kate Waller 2013-08-14 21:51:48

Merveilleux!

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